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Lettre ouverte aux quelques députés UMP partisans d’une Europe sans la Turquie
9 July 2008  |   General  |   Email    |   Print

Lettre ouverte à Richard Maillé, Frédéric Lefèbvre, Jean-Luc Warsmann et aux quelques députés UMP qui veulent maintenir le référendum obligatoire pour l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.

par Jacques Cordonnier, président du mouvement régionaliste Alsace d’abord

Strasbourg, le 8 juillet 2008

Messieurs les députés,

Les discussions chaotiques sur le projet de réforme constitutionnelle, au sein même de la formation politique à laquelle vous appartenez, montrent l’importance du point 33 du texte gouvernemental. Les tractations à rebondissements entre députés et sénateurs de l’UMP, les marchandages entre l’Élysée et une partie des députés de l’UMP sur la question du référendum pour ratifier les futures adhésions à l’Union européenne, et en particulier celle de la Turquie, créent, comme vous le savez, un profond malaise chez les Français.

Ce référendum voulu par Jacques Chirac en 2005 a été voté par les parlementaires de l’UMP sous la houlette de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur et président de l’UMP. Ces mêmes parlementaires s’apprêteraient, trois ans plus tard, à retirer le référendum obligatoire de la constitution, à la demande du président de la République ? Le référendum pour la Turquie et le Monténégro, jugé bon par les parlementaires UMP il y a trois ans, deviendrait inutile aujourd’hui ?

La question de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne est une question essentielle pour l’avenir de l’Europe ; elle fait de l’article 33 le point crucial du projet de loi constitutionnelle.

Les Français, en grande majorité, sont hostiles à l’entrée de la Turquie dans l’Union. Si la ratification par référendum était supprimée, les électeurs n’auraient plus de doute sur le double langage qui leur est tenu depuis tant d’années. Ils pourraient s’en souvenir aux prochaines élections européennes. Ce serait une nouvelle fois le projet européen qui en ferait les frais, comme cela a été le cas en 2005, lors du référendum sur la constitution européenne.

De la même manière, une nouvelle rédaction de l’article 88-5 de la constitution serait ressentie comme une manoeuvre insincère. Tout compromis sur cette question serait une mauvaise solution : référendum d’initiative populaire ou choix laissé aux parlementaires de renoncer au référendum sont des solutions hypocrites. Pour faire sauter ce prétendu “verrou”, il suffirait qu’un futur chef de l’État choisisse à son tour de changer la constitution.

Permettez aux Alsaciens de donner leur avis sur le projet européen et sur l’intégration de la Turquie. En 1992, lors du référendum sur le Traité de Maastricht, c’est l’Alsace qui a donné au OUI son meilleur score : plus de 65 %. En mai 2005, Les Alsaciens ont dit OUI à 53,44 % au projet de constitution européenne. En même temps, 92 % des Alsaciens se sont déclarés opposés à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne - sondage Dernières Nouvelles d’Alsace-Iserco du 16 octobre 2001. Cette corrélation ne doit étonner personne. Ces chiffres prouvent, s’il en était besoin, que le sentiment européen ne peut prospérer que si les frontières et le projet européen sont clairement définis.

Messieurs les députés, vous êtes de ceux qui ont affirmé que le référendum de ratification introduit dans la Constitution en 2005 devait être maintenu. Puissiez-vous résister aux pressions que l’on sent chaque jour plus fortes et ne pas céder aux propositions de compromis. Il est court le chemin qui va du compromis à la compromission. Votre responsabilité vis-à-vis du peuple français est immense et il faudra donc que vous preniez vos responsabilités lors du prochain congrès à Versailles.

Veuillez agréer, Messieurs les députés, l’expression de ma parfaite considération.

Jacques Cordonnier
Président du mouvement régionaliste Alsace d’Abord

Euro 2016 : Pour une candidature franco-allemande
28 June 2008  |   General  |   Email    |   Print

Bien que l’organisation en Allemagne de la Coupe du Monde de 2006 soit encore récente dans les esprits et que l’Euro 2008 ne soit pas encore fini au moment où j’écris ces lignes, je m’interroge sur l’opportunité non d’une candidature uniquement française à l’organisation de l’Euro 2016 mais plus d’une candidature franco-allemande.

Même s’il convient de prendre en considération les avis de la FFF et de la Commission « Grands Stades », une telle candidature, si elle était souhaitée par les deux parties, serait symboliquement forte. Après l’Ukraine en 2012, elle marquerait d’un signe fort la construction d’une Europe autour d’un sport populaire porteur de sens et de valeurs.

Elle ancrerait encore plus l’Europe et ses moteurs autour de projets communs qui, à l’instar d’Airbus, ont prouvé leur efficacité.

Enfin, si j’ose dire, ce « tandem » pourrait permettre à Strasbourg de s’inscrire dans cette dynamique et d’imaginer dans un endroit symbolique et accessible la construction d’un stade moderne répondant aux attentes des spectateurs en matière d’organisation de rencontres internationales qu’il s’agisse de football ou de rugby.

L’idée est lancée.

Stéphane Bourhis
Ancien Conseiller Municipal (NI)

www.hoenheim.com

VIOLEE EN PLEINE GARE PARCE QU’ELLE NE PORTAIT PAS LE VOILE
24 June 2008  |   General  |   Email    |   Print

Les faits ont eu lieu à Bruxelles, en pleine gare du Midi. Lola, 21 ans, a été agressée et violée par deux hommes, devant témoins, qui n’ont pas réagi. Sa famille se demande bien évidemment comment peut-on être violée en plein milieu d’une gare sans que les gens réagissent. Il était 21h et la gare était loin d’être vide.

Vous comprendrez, Lola méritait bien un tel traitement, elle ne portait pas le voile. Une blonde aux yeux bleus qui ne porte pas le voile, ça mérite bien une punition non ? Car c’est bien pour cela que Lola a été violée, comme le rapporte son père : “Deux hommes lui ont reproché de ne pas porter le voile. Ma fille est jolie. Elle est blonde aux yeux bleus.”

Est-il nécessaire de préciser que les agresseurs sont d’origine africaine ? Lola le fait, en se sentant encore obligée de se justifier en disant que non, elle n’est pas raciste, elle ne fait que constater par qui elle a été violée : “C’étaient deux Nord-Africains. Ils n’avaient même pas de cagoules. Et ne me dites pas que je suis raciste parce que je vous donne leur origine ! Ma fille a été violée car elle ne portait pas de voile. Ça, c’est la réalité !”. Et Marc, son père, d’ajouter: “Ces violeurs ne voulaient qu’une seule chose : abuser de ma fille, la posséder et la dénigrer car elle n’était pas comme ils entendent que les jeunes filles soient… C’est une honte.”

Pour ne pas être violée, il aurait fallu que Lola soit musulmane et surtout pas blonde, c’est-à-dire blanche, ça y est, le mot tabou est donné. Car il s’agit bien de racisme anti-blanc.

Selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), 72% des viols sont en réunion sont commis par des personnes d’origine africaine, généralement d’obédience musulmane. Ils représentent environ 10% de la population et plus de deux tiers des viols, mais nul doute que la justice nous parlera encore de problèmes sociaux et leur trouvera des circonstances atténuantes, à ces pauvres petits rejetons de l’immigration. Mais plus terrible encore, c’est cette illustration de l’absence totale de solidarité entre Européens, terrorisés par les immigrés, et qui n’osent pas intervenir quand l’un des leurs est agressé. La tragédie, elle est là. Plus aucun sentiment de solidarité communautaire chez les Blancs, alors que toutes les autres populations ne cessent de cultiver le repli identitaire, avec comme trame de fond la haine des Blancs.

En attendant, la vie de Lola est bousillée. Les violeurs, quant à eux, sont toujours en liberté.

Jeune Alsace : des flambeaux illuminant la nuit alsacienne
20 June 2008  |   General and Culture and Politique and Europe and Régions et ethnies  |   Email    |   Print

Dans la soirée du 31 mai, de nombreux jeunes alsaciens (et même des Lorrains, c’est dire que nous sommes tolérants !) ont réalisé une montée aux flambeaux afin de commémorer la Constitution de 1911, qui avait donné à l’Alsace un Parlement et une Constitution. Avant d’entamer la montée vers les ruines mystérieuses d’un château comme notre Heimet en compte tant, hommage fut rendu à Ferdinand Moschenross, éternel combattant de l’Alsace, qui nous a quitté récemment. Aux cris de Elsass lebt, Elsass Frei !, nous espérons que Ferdinand aura entendu nos voix transpercer la nuit.

Eclairés par nos seuls flambeaux, ayant réussi l’exploit de ne néanmoins dénombrer aucun blessé malgré le terrain glissant, la colonne de flammes vacillantes est arrivée au sommet après une petite heure de marche. Au château, les pieds trempés par l’herbe fraîchement mouillée par les averses, mais remis de nos exploits physiques, il était venu le temps d’en apprendre plus sur les raisons de ce rassemblement (…et accessoirement de boire quelques verres de vin ou de bière, pour éviter la déshydratation !).

Lors d’un discours, au milieu de grands drapeaux Rot un Wiss, l’histoire de cette Constitution et du combat des Alsaciens pour être maîtres de leur destin fut narrée. En guise d’interlude, les plus courageux ont entamé le Fahnenlied, l’hymne alsacien, accompagné à la guitare. Oh, certes, vu de l’extérieur, c’est encore une torture pour les oreilles, mais le coeur y est, c’est l’essentiel, et bientôt nous maîtriserons nos chants alsaciens, enfin réappropriés.

Les grands résistants de l’histoire alsacienne ont ensuite été évoqués, leur combat pour que les Alsaciens se gouvernent eux-mêmes, et non qu’ils soient administrés depuis Paris ou Berlin, fut présenté. Mentionnons Joseph Rossé (chef de la Jungvolkspartei, grand mouvement de jeunesse de l’entre-deux-guerres), qui fut injustement emprisonné après la Seconde Guerre mondiale comme d’autres Alsaciens. Rossé mourut dans une geôle française loin de son Alsace, en 1951.

Voici pour le passé, ce passé qui nous rappelle que notre combat pour une grande Europe des Peuples prend racine dans des rêves déjà partagés par nos ancêtres. Toutefois, notre combat devra toujours s’ancrer dans la modernité. Le monde a changé, ce n’est pas seulement de la survie de notre Alsace dont il s’agit mais bien de la civilisation européenne dans son ensemble. L’Europe est en voie de disparition. Notre seul moyen de survivre : s’ancrer dans nos identités et refuser le melting-pot que l’on nous propose, que l’on nous impose…

Alsace, Europe, Résistance !
Elsass, Europa, Widerstand !

Pour le Sénat, c’est « Français d’abord » !
19 June 2008  |   General  |   Email    |   Print

Paris humilie une fois de plus l’Alsace et les Alsaciens

En adoptant par 216 voix contre 103 un amendement demandant le retrait de la référence aux langues régionales dans l’article 1 de la Constitution, les sénateurs ont montré que leur vision du pays se limitait au slogan « français d’abord » !

Cette vision nationaliste et jacobine fait de la France le dernier pays d’Europe à refuser à ses langues régionales la légitime reconnaissance à laquelle elles ont droit.

Donneuse de leçons sur la scène internationale, la France montre, avec ce vote des sénateurs unis par delà leurs étiquettes, qu’elle est aussi le pays d’une intolérance flagrante à l’égard des régions dont elle tire pourtant ses forces.

Alsaciens, Basques, Bretons, Catalans, Corses, Occitans… doivent-ils se considérer comme étrangers dans leur propre pays ?

Mesdames, Messieurs les sénateurs, si vous ne voulez pas de nos langues, pourquoi acceptez-vous nos impôts ?

Le mouvement Alsace d’Abord dénonce ce vote archaïque des sénateurs français qui fait des Alsaciens, Basques, Bretons, Catalans, Corses, Occitans… des étrangers dans leur propre pays.

Le mouvement régionaliste demande aux sénateurs alsaciens de préciser leur vote sur cette question essentielle pour l’avenir de l’Alsace, le bilinguisme et la construction d’une Europe respectueuse des régions et des identités et de condamner publiquement les partis politiques qui ont laissé faire cela.

Jacques Cordonnier
Président d’Alsace d’Abord

Manifestation contre le projet de méga-décharge à Hirschland
16 June 2008  |   General  |   Email    |   Print

Manifestation contre le projet de méga-décharge à Hirschland

Plus de 2000 personnes se sont réunies à Hirschland contre le projet délirant de décharge à ciel ouvert de 95 hectares. Les patriotes alsaciens se sont mobilisés pour défendre notre Heimet et les drapeaux Rot un Wiss flottaient au vent et dans la pluie. À noter la présence massive et remarquée de la dynamique équipe de Jeune Alsace avec une banderole “L’Alsace n’est pas une poubelle”. Tout est dit.

Tout le monde aura aussi remarqué l’absence de trop de politiciens alsaciens plus habitués à faire la génuflexion dans les salons parisiens plutôt qu’à arpenter le krummes Elsàss pour soutenir leurs compatriotes alsaciens contre cet infâme projet. Pour l’instant c’est la population qui porte la contestation, pas les élus ou trop peu. À croire qu’ils ont pris la fâcheuse habitude d’avoir une bataille de retard pour l’Alsace. On attend des gestes forts pas des déclarations de circonstance.
Tant que ce projet ne sera pas définitivement enterré, la mobilisation ne doit pas cesser.

Àwer jetzt langt’s !

(voir les photos)

Langues régionales : La vérité n’est pas toujours agréable à entendre
26 May 2008  |   General  |   Email    |   Print

L’inscription par surprise d’une référence aux langues régionales dans le projet de révision de la Constitution a été présentée comme une avancée significative sur le long chemin de leur reconnaissance par la République par quelques députés “basques”, “corses”, “alsaciens” ou “bretons”.

La réalité est plus modeste puisque cette inscription, toute symbolique, n’engagera finalement pas l’Etat à grand-chose. Après tout le droit au travail est depuis longtemps inscrit dans cette même Constitution, ce qui n’empêche pas 2,5 millions de Français d’être sans emploi…

D’ailleurs, dans la foulée de cette reconnaissance le gouvernement, par la voix de Christine Albanel, s’est empressé de préciser que la ratification de la Charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires n’était toujours pas à l’ordre du jour.

Cette Charte, signée et ratifiée depuis longtemps par la plupart des Etats européens, comporte effectivement un certain nombre de dispositions contraignantes pour les Etats signataires, comme par exemple la possibilité de s’exprimer en langue régionale dans l’espace public.

De cette possibilité il n’est toujours pas question en France (sauf en Alsace-Moselle du fait de notre droit local), comme on a pu le constater lors du récent débat sur les langues régionales à l’Assemblée Nationale. Tous les députés qui ont commencé leur intervention par quelques mots dans leur langue ont immédiatement été interrompus par le Président de séance, qui à chaque fois leur a rappelé que la seule langue tolérée dans l’Hémicycle était le français. Et chacun de s’exécuter sous peine de se voir privé de parole…

Ainsi, les députés veulent introduire dans la Constitution une forme de reconnaissance des langues régionales, mais dans le même temps ils s’interdisent d’en faire usage.

Ce raccourci illustre les limites de l’exercice de style de nos parlementaires.

Dès lors, la question que nous devons nous poser est de savoir si nous devons tout attendre de Paris, d’en haut, des partis nationaux et de leurs représentants régionaux pour sauver ce qui peut encore l’être en Alsace, et au moins maintenir (à défaut de développer) un certain niveau de pratique de notre langue régionale dans ses deux aspects, les dialectes alsaciens et leur expression écrite l’allemand standard ?

La réponse est bien évidemment non.

Il est bien commode de dénoncer à longueur de discours les difficultés que les représentants de l’Etat en Alsace, et en particulier l’Education Nationale, font aux promoteurs du bilinguisme. Mes ces difficultés sont somme toute logiques dans un pays qui s’est construit par l’exercice d’un centralisme absolu, d’abord monarchique, puis jacobin. Je dirais qu’elles sont de bonne guerre.

Plutôt que de rejeter la responsabilité de notre acculturation sur d’autres, nous serions bien inspirés de nous interroger sur nos propres responsabilités.

La seule question qui mérite alors d’être posée est la suivante: que font les Alsaciens, d’origine ou d’adoption, individuellement et collectivement, et leurs représentants élus, pour sauvegarder leur patrimoine linguistique, marqueur essentiel de leur identité ?

La réponse n’est pas agréable à entendre, mais elle est incontestable : pas grand-chose.

Ainsi, le Conseil Général du Haut-Rhin consacre annuellement 0,2% de son budget au bilinguisme. Je pourrais écrire la même chose du Conseil Général du Bas-Rhin et du Conseil Régional d’Alsace.

Compte tenu de la chute vertigineuse de la pratique de notre langue régionale, et des enjeux économiques et géopolitiques qui lui sont liés, ces moyens sont-ils suffisants ?

Ils sont dérisoires.

Mais ils ne sont que le reflet du déficit de volonté politique de nos “grands élus”, lui-même conséquence du désintérêt de la grande majorité des Alsaciens pour leur langue et de leurs rapports complexes, et complexés, avec leur histoire et leur identité.

La vérité n’est pas toujours agréable à entendre.

Christian Chaton
Conseiller Général du Haut-Rhin

Attaque de la Piscine de Strasbourg Hautepierre
23 May 2008  |   General  |   Email    |   Print

Attaque de la Piscine de Strasbourg Hautepierre

Attaque de la Piscine de Strasbourg Hautepierre Il faut mettre la racaille hors d’état de nuire !

La piscine de Strasbourg Hautepierre a été attaquée vers 02H00 du matin par une voiture qui, projetée contre l’entrée, a immédiatement pris feu, dévastant le hall d’accueil des vestiaires et des bureaux et générant des dégâts particulièrement importants.

Alsace d’Abord dénonce cet acte criminel et pré-terroriste contre un bâtiment public qui s’inscrit dans la suite de précédents tout aussi scandaleux comme l’incendie de l’Ecole Catherine du même quartier.

Ces dégâts lourds priveront les habitants d’un équipement de loisirs alors qu’approchent les beaux jours. Mais au-delà des aspects pratiques, ces faits illustrent l’incapacité de l’Etat comme de la Municipalité à faire clairement respecter la loi et l’ordre dans un quartier strasbourgeois.

Il faut aujourd’hui clairement mettre la racaille hors d’état de nuire et libérer ces quartiers dont les honnêtes citoyens et contribuables sont aujourd’hui pris en otage par des délinquants impunis

Jacques Cordonnier Président d’Alsace d’Abord

Le Général Alain Voelckel, candidat d’Alsace d’Abord à l’élection cantonale partielle de Saverne les 8 et 15 juin 2008
23 May 2008  |   General  |   Email    |   Print

Le mouvement régionaliste Alsace d’abord a désigné le Général Alain Voelckel comme candidat à l’élection cantonale de Saverne des 8 et 15 juin 2008. Marthe de Vitry, militante active du mouvement Jeune Alsace, étudiante, sera sa suppléante.

Cette candidature sera l’occasion de remettre le régionalisme au cœur du débat politique, à l’heure où le pouvoir d’achat de tous s’effondre et où l’Alsace et les Alsaciens ont plus que jamais besoin d’être entendus et défendus par un mouvement libre de toute attache vis-à-vis des états-majors parisiens des autres partis politiques.

Notre candidat défendra sans concessions les services d’aide aux personnes âgées et leur proximité, en particulier l’hôpital de Saverne qui est menacé de fermeture.

Au Conseil Général, nous ferons avancer le projet de fusion des départements et de la région, pour que l’Alsace puisse s’exprimer d’une seule voix à Paris et Bruxelles. Nous proposerons une politique ambitieuse en matière d’éducation et d’emploi pour enrayer le déclin du canton de Saverne.

Les 8 et 15 juin prochains, pour faire entendre une autre voix au Conseil Général, votez pour Alain Voelckel !

Alsace d’abord

Marcel Gauchet : L’impossible entrée dans la vie
17 May 2008  |   Politique and Société  |   Email    |   Print

Au cours de cette conférence, Marcel Gauchet aborde les mutations anthropologiques induites par l’avènement de la société moderne. Les réflexions qu’il en extrait restent incontournables à quiconque aspire réellement à comprendre l’époque dans laquelle il vit.


Langues régionales : un projet de loi pour faire illusion
17 May 2008  |   Société and Régions et ethnies  |   Email    |   Print

Langues régionales : un projet de loi pour faire illusion

Le 7 mai, à l’initiative notamment du député UMP breton Marc Le Fur et de quelques députés alsaciens toujours bien timides, les langues régionales étaient en discussion à l’Assemblée.
Un événement en soi

Étant donné l’hostilité de la République pour les langues régionales, ce débat était en soi un événement. Les langues régionales rappellent à la République qu’au-delà de la France « Une et Indivisible », rêvée à Paris, il y a des patries charnelles. Elles sont bien réelles même si les Constitutions françaises successives en ont décidé autrement, en établissant notamment que « la langue de la République est le français », prétexte à la condamnation à mort des langues régionales.

Il faut bien comprendre que la France est un cas unique en Europe occidentale, qu’elle est régulièrement rappelée à l’ordre par diverses institutions internationales à propos de son jacobinisme exacerbé qui, sous prétexte d’égalité, a relégué l’enseignement des langues régionales à la sphère privée. Il est amusant que la donneuse de leçons qu’est la République française soit sans cesse attaquée à propos de son non respect des principes des Droits de l’Homme en la matière. Savez-vous que les Alsaciens, les Bretons, les Flamands, les Occitans, les Basques, les Corses, sont définis comme « minorités ethniques » dans les autres pays ? Des minorités ethniques menacées dans leur existence. Or, en droit français, un Alsacien, ça n’existe tout simplement pas. (Lire la suite…)

Mondialisme en crise : forcée ou préparée la décroissance conduit aux solutions alternatives
17 May 2008  |   Economie and Ecologie  |   Email    |   Print

Mondialisme en crise : forcée ou préparée la décroissance conduit aux solutions alternatives

J’ai bien dit alternatives mais attention, il ne s’agit surtout pas d’altermondialisme. Les altermondialistes sont en fait des mondialistes de la pire espèce : celle qui veut accueillir toute la misère du monde en détruisant les identités afin de mieux établir la dictature de ses idéologues ensuite. Laissons celà à Olivier Besancenot et à José Bové, et intéressons nous aux solutions alternatives sérieuses que sont la recherche de l’auto suffisance locale, le régionalisme et les solutions financières d’aide aux micro économies.

Sur la question je renvoie à l’action du Prix Nobel Muhammad Yunus, inventeur du micro crédit et fondateur de la banque Gramen Bank ( voir la photo d’illustration). Je conseille aussi la lecture de Novopress et l’article de Franck Peter Pucher dont je cite la conclusion : ” Eloignée de toute perspectives gratifiantes de recherche immédiate de pouvoir…la réflexion politique..devrait désormais s’attacher à définir, pour les années à venir, quelles seront les formes de vie en société qui pourront le mieux répondre aux besoins du plus grand nombre”. (Lire la suite…)

Les chacals de la République en action
17 May 2008  |   Politique and Régions et ethnies  |   Email    |   Print

Les chacals de la République en action

Les fanatiques républicains n’arrêtent jamais. Après avoir fait un petit tour de magie avec le “débat” parlementaire sur la charte des langues les voilà repartis de plus belle. Ainsi M. Myard, député UMP des Yvelines, fait une proposition de loi en demandant que soit complété l’alinéa 1er de l’article 4 de la Constitution du 4 octobre 1958 par la phrase : « Ils (les partis politiques) ne peuvent se réclamer d’aucune ethnie ni d’aucune religion. ».

Sous prétexte de la sauvegarde de la laïcité et pour combattre le communautarisme, ce député voudrait interdire tous les mouvements politiques se référant à une religion ou à un groupe ethnique. Il cible clairement par exemple le Parti des Musulmans de France, bien connu à Strasbourg. Mais là où cette proposition devient ambiguë c’est quand il rajoute à son texte l’origine ethnique sans autre précision. On voit l’amalgame qui pourra se faire avec les ethnies ancestrales présentent sur le territoire administratif français. (Lire la suite…)

L’Alsace prend part au débat
16 May 2008  |   Société and Régions et ethnies  |   Email    |   Print

L’Alsace prend part au débat

Pour la première fois dans l’histoire de la Vème République, le débat tant attendu sur les langues régionales de France a bien eu lieu à l’Assemblée nationale mais devant un hémicycle étrangement vide (départ en weekend anticipé?). La défense de diversité linguistique en France n’est apparemment pas assez vendeur pour la majorité des parlementaires hexagons. Qu’importe, ceux qui ne daignent représenter convenablement les intérêts de leurs concitoyens ont tort car nous, on a les noms de ceux qui font les cons! L’Histoire, pour le moins mouvementée, des relations politiques entre la capitale et l’Alsace nous démontre bien que les élites parisiennes, du haut de leur tour d’ivoire, ignorent prodigieusement les spécificités des provinces françaises. Nos courageux députés, lorsqu’ils ne font pas défaut au Palais Bourbon, sont là pour le leur rappeler! Les occasions demeurant rares, saluons le député PS strasbourgeois Armand Jung (on le sait partisan de la ratification par la France de la Charte des langues minoritaires contrairement au canal local UMP au garde à vous devant Sarközy) pour sa brillante intervention qui souligne la spécificité historique, linguistique et culturelle de notre région et lui donne sa véritable dimension, une dimension au-delà des frontières étatiques rigides et vieillottes, une dimension européenne ! (Lire la suite…)

TGV: La générosité française
14 May 2008  |   Economie  |   Email    |   Print

En visite officielle à Rabat les 17 et 18 avril derniers pour concrétiser le protocole d’accord signé 6 mois plus tôt entre la France et le Maroc à propos d’une ligne à grande vitesse, le Premier Ministre François Fillon a annoncé que la France financerait pour 75 millions d’€ l’ensemble des études techniques et l’assistance à maîtrise d’ouvrage.

Par ailleurs, Paris se serait engagé à financer 50% du coût global de 1,8 milliards d’€ pour la réalisation d’un premier tronçon de 200 km entre Tanger et Kenitra.

Cette générosité pour le futur TGV marocain est à comparer avec la pingrerie de Paris pour notre TGV Est. En effet, non content d’avoir fait de l’Alsace la dernière région française à avoir le TGV, mais la première à devoir le payer, l’actuel gouvernement compte encore solliciter les collectivités alsaciennes pour boucler le financement de la deuxième phase de Lorraine jusqu’à Strasbourg.

Une nouvelle preuve, s’il en fallait encore, de la désinvolture avec laquelle l’Alsace est considérée à Paris.

Christian Chaton

La journée des jeunesses européennes!
11 May 2008  |   Europe  |   Email    |   Print

La journée des jeunesses européennes!

Jeune Alsace a participé à la journée des jeunesses européennes en Flandre organisée par le Vlaams Belang. C’est au coté de leurs camarades Hongrois , Espagnols , Autrichiens, Allemands ,Padaniens , Flamands et Bretons que les jeunes alsaciens ont représenté leur peuple et ont montré leur volonté de participer à la résistance européenne.

Le maire de Bernardvillé, héros de la Résistance.
10 May 2008  |   Politique and Société  |   Email    |   Print

Le maire de Bernardvillé, héros de la Résistance.

Ce qui est bien avec la Résistance, c’est qu’il n’est jamais trop tard pour y faire son entrée. Ainsi, soixante trois ans après la fin de la seconde guerre mondiale, monsieur Hugues Petit, maire de Bernardvillé vient-il d’enfiler son brassard FFI et d’embarquer, Sten au poing, dans sa traction-avant quinze chevaux Citroën, pour rejoindre les combattants de l’ombre et bouter hors du sol sacré de la patrie les envahisseurs nazis. Si si, ce sont les Dernières Nouvelles d’Alsace qui nous l’apprennent aujourd’hui même. Les DNA, pensez donc ! Un journal réputé pour la fiabilité de ses sources et le sérieux de ses analyses et que personne ne peut suspecter de lancer de grotesques canulars.

Selon les DNA donc, une association “paganiste” dénommée “Terre & Peuple” aurait acheté sur le territoire de la commune l’ancienne abbaye de Baumgarten, 1200 m2 habitables avec piscine, sauna et salle de templiers (de détestables brutes islamophobes dûment accusés, au XIII ème siècle de moeurs contre-nature et d’atteintes graves aux principes des droits de l’homme). Et tout cela pour la coquette somme de 3,7 millions d’euros. Le maire est d’ailleurs formel, l’argent vient d’Allemagne et c’est tout dire. On ne sait pas si le trésor de la SS a été mis à contribution mais pour le maire il est question de “blanchiment” ce qui renforce les soupçons de racisme que dissimule cette pénible affaire.

On comprend aisément l’inquiétude de monsieur le maire devant ce nouveau complot de l’extrême-droite identitaire et on ne peut que l’approuver quand il se refuse à voir chaque année sa belle commune souillée par les défilés commémoratifs du 30 janvier (jour de la nomination d’Adolf Hitler à la chancellerie). Tout le monde sait en effet que l’extrême droite est coutumière de ce genre de provocation “paramilitaire”. D’où la légitime alarme de l’élu.

Monsieur Petit, s’il n’a pas le sens du ridicule, a au moins pour lui cette mâle témérité qui fait l’étoffe des véritables héros. Si l’extrême droite réussit sa marche sur Bernardvilé, il le jure, “il se couchera devant l’entrée de l’abbaye pour qu’ils ne rentrent pas !” Respect.

Un Printemps régionaliste !
9 May 2008  |   Régions et ethnies  |   Email    |   Print

En mai 1968, après de longues années de disparition, le rot un wiss (le drapeau rouge et blanc aux couleurs de l’Alsace libre) réapparait de nouveau. Des étudiants le font alors flotter sur la Cathédrale de Strasbourg en en faisant un symbole de liberté. La presse locale ne comprend pas alors pourquoi des étudiants accrochent le drapeau monégasque sur Notre Dame (sic).

Langues régionales en France : un projet de loi pour faire illusion
8 May 2008  |   Culture  |   Email    |   Print

Le 7 mai, à l’initiative notamment du député UMP breton Jean-Marc Le Fur et de quelques autres députés alsaciens toujours bien timides, les langues régionales étaient en discussion à l’Assemblée.

Un évènement en soi

Etant donnée la haine que la République voue aux langues régionales, ce débat était en soi un évènement. Les langues régionales rappellent à la République qu’au-delà de la France « Une et Indivisible », rêvée à Paris, il y a des patries charnelles. Elles sont bien réelles, elles existent bel et bien même si les Constitutions françaises successives en ont décidé autrement, en établissant notamment que « la langue de la République est le français », prétexte à la condamnation à mort des langues régionales.

Il faut bien comprendre que la France est un cas unique en Europe occidentale, qu’elle est rappelée à l’ordre régulièrement par diverses institutions internationales à propos de son jacobinisme exacerbé qui, sous prétexte d’égalité, a relégué l’enseignement des langues régionales à la sphère privée. Il est amusant que la donneuse de leçons qu’est la République française soit sans cesse attaquée à propos de son non respect des principes des Droits de l’Homme en la matière. Savez-vous que pour les autres pays, les Alsaciens, les Bretons, les Flamands, les Occitans, les Basques, les Corses, sont des « minorités ethniques » ? Des minorités ethniques menacées dans leur existence. Or, en droit français, un Alsacien, ça n’existe tout simplement pas. (Lire la suite…)

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